vendredi 11 mars 2011

Winter's Bone



Pour votre culture : C'est Debra Granik qui se colle à la réalisation. On dirait qu'elle essaye de caser le mot "bone" dans tous les titres de ses films, puisque le dernier s'appelait "Down to the bone". Elle a trouvé tout un tas d'acteurs qui font peur, dont John Hawkes, déjà excellent dans "Moi, toi et les autres". Et puis elle a trouvé une actrice qui va bientôt se retrouver dans tous les films avec une blonde : Jennifer Lawrence.
Pourquoi j'y suis allée : Parce que la bande-annonce met l'eau à la bouche, tant niveau photo que musique.


Le voila LE film de 2011 qui a du style et ne ressemble à aucun autre que vous ayez pu voir avant.
Pourtant on pourrait se demander comment cela est possible tellement l'histoire de base est banale : une ado (Ree) cherche son père (Jessup) pour le ramener sur le droit chemin...
Et ben oui, mais en fait dès les premières images tu sais que tu vas assister à un film pas banal lui. La musique te prend aux tripes et les images donnent envie de partir direct dans le Missouri pour faire des photos à la Walker Evans des temps modernes.
L'actrice principale casse la baraque et ce n'est pas la seule : tu ne confierais ton poisson rouge à aucun des énergumènes qui peuplent ce film. Ils sont complètement dégénérés! Les personnage secondaires nous en mettent plein la vue aussi, vous l'aurez compris.
Résultat : Ree se heurte à cette bande de fous tout le long du film. Sauf qu'elle en veut la petite et qu'elle étonne tout le monde.
La recherche du père n'est en fait qu'un prétexte pour suivre Ree et passer un peu de temps avec ces laissés-pour-compte qui lui servent de voisins. C'est vrai et effrayant. C'est aussi toujours filmé esthétiquement.
Et puis la musique est géniale. Tant qu'on aime la country bien sûre.


ALLEZ LE VOIR OU VOUS LE REGRETTEREZ. M.

Jewish Connection



Pour votre culture : Le réalisateur c'est Kevin Ash, inconnu au bataillon avant ce film. Les acteurs le sont aussi un peu (inconnus), sauf Jesse Eisenberg qui risque de faire tout un tas de films dans les années à venir maintenant qu'il s'est fait connaître en interprétant le créateur de Facebook. Il a une bonne tête et je le trouve plutôt bon dans les quelques films que j'ai vu de lui ("The Social network", "Adventureland", "Les Berkman se séparent")
Pourquoi j'y suis allée : Parce que les petites anecdotes tirées d'une histoire vraie ça me plaît toujours, parce que les communautés qui s'excluent du monde (ici les juifs orthodoxes) ça m'intrigue, parce que le résumé révélait la fin et que je n'aime pas le suspense, et parce que New York ça donne toujours bien que ce soit en photo ou en vidéo...


Que se passe t'il donc dans ce film? Samuel, juif orthodoxe de 20 ans, pour qui on a toujours tout décidé et qui n'a jamais rien vu de mal à cela, se retrouve face à une opportunité : gagner de l'argent facilement (et faire autre chose que ce que son père lui dit de faire)..
Bon évidemment, il saisi l'opportunité. Sinon : pas de film.
Et il se met à transporter des ecstasies entre Amsterdam en New York, déguisé en juif orthodoxe (facile).
On connaît la suite : l'appât du gain, les boîtes de nuit et les jolies filles qui vont avec. Un jour tout foire, et on se retrouve au point de départ. Ainsi va la vie. On était prévenu.
N'empêche que je ne sais pas trop ce que j'ai aimé dans ce film, mais je l'ai trouvé pas mal. Pas original, mais pas mal.
L'avantage c'est que c'est assez bien partagé entre le petit monde des juifs orthodoxes et toutes leurs traditions, et le petit monde des dealers. On ne s'ennuie as et on en apprend un peu plus sur un fait divers. C'est sympa.
M.

lundi 21 février 2011

Sex Friends



Pour votre culture (?) : Film d'Ivan Reitman, interprété par Nathalie Portman (franchement charmante) et Ashton Kutcher (franchement charmant)
Pourquoi j'y suis allée (si tôt): Normalement c'était réservé à mon mercredi "filles" et finalement mes cousines voulaient le voir. Tant pis pour les autres pharmaciennes...



Pour le sujet, tout est dans le titre. Et oui, ça vole haut... Au passage : la bande-annonce est nulle.
Alors, autant je n'ai pas aimé "Love et autres drogues", autant celui-ci j'ai ri du début à la fin (et pas seulement pour accompagner mes cousines), et j'ai même pleuré... Signe, pour moi, que ce film était à la hauteur de mes espérances : une petite comédie romantique sans prise de tête avec des blagues bien grasses, un beau gosse au sourire un peu niais et une fille à faire rêver tous les mecs.
Ca me fait penser qu'on avait ouvert ce blog avec "Las Vegas", film dans le même style, avec Ashton Kutcher aussi... Je crois que ça va devenir mon nouvel acteur préféré. M.

Non, je rigole.

vendredi 11 février 2011

Le Discours d'un roi



Pour votre culture : C'est Tom Hooper qui s'est collé à la réalisation. Le réalisateur de "The damned United", un film chouette et très anglais sur un manager de l'équipe de foot de Leeds (regardez le, ça vaut vraiment le coup, même si on n'aime pas le foot). Tom Hooper a embauché des acteurs très très bons. Normal, ils sont presque tous anglais, donc c'est naturel chez eux! Il a même embauché des méchants pas très chics de chez Harry Potter pour en faire des personnages historiques assez chics...


Le sujet est simple, et tiré d'une histoire vraie. Celle de Georges VI, forcé (parce que franchement ça n'a pas l'air d'être le boulot le plus cool du monde) de devenir roi du Royaume-Uni, qui a entre autre pour devoir de prononcer des discours à son peuple à la radio. Sauf que ce n'est pas gagné : il a du mal à aligner 3 mots, il est bègue... Ça le déprime un peu.

Et puis un jour sa femme lui dégotte un débèguayeur qu'elle a trouvé on ne sait où, et une nouvelle aventure commence. Vous avez deviné le dénouement j'en suis sûre...

Le film n'a rien de très original et l'histoire est racontée de façon assez classique. Ceci-dit certaines scènes sont là pour rappeler que l'on côtoie des gens d'un autre monde... Je pense à celles chez le débèguayeur par exemple qui ont un petit côté surnaturel assez sympa.

Bref, c'est instructif (dans le domaine anecdote historique), c'est bien filmé et tout le monde joue parfaitement, surtout Colin Firth et Helena Bonham Carter. D'ailleurs Colin Firth a été nommé pour le titre de meilleur acteur aux oscars. Je lui aurais donné bien volontiers, si je ne trouvais pas un peu énervante cette manie de toujours nommer les acteurs qui jouent des handicapés. Comme si c'était plus dur de jouer les handicapés que quelqu'un qui ne l'est pas. J'en doute fortement. M.

jeudi 10 février 2011

Incendies



Pour vous culture : Film québécois réalisé par Denis Villeneuve (dont le seul autre film dont j'avais entendu parlé est "Polytechnique", mais sans jamais le voir...), et avec des acteurs québécois parlant très bien... le québécois.

J'aime bien les films québécois. Le dernier que j'avais vu (je n'en ai pas vu des tonnes non plus) c'est "Les amours imaginaires" (que je vous conseille, il est excellent même si de temps en temps on dirait une pub pour un parfum Jean-Paul Gauthier). Les films québécois c'est toujours un peu drôle. A cause de l'accent. Ils y peuvent rien il faut dire. Et j'avoue que si je suis bien un peu jalouse d'un accent, c'est de celui-là. En tout cas ça ne loupe pas : au début du film tu ne sais pas trop en quelle langue ils parlent, et puis comme il n'y a pas de sous titres tu essayes d'extraire les mots français et tu te marres. Et pourtant les deux jumeaux (qui sont deux des trois personnages principaux du film) sont en train de se faire lire le testament de leur mère par le notaire familial...
Bon, tu rigoles pas longtemps, parce qu'après (une fois passées les 20 premières minutes du film), il n'y a plus rien de drôle. Plus rien du tout. Il n'y a pas trop de fun comme ils disent là-bas...

Dans son testament, leur mère les envoie à la recherche de son passé, donc du leur. Sa fille se précipite sur les traces de ce passé, son fils n'est pas très jouasse à l'idée d'en connaître plus (il faut dire que sa mère n'avait pas l'être d'être une partie de plaisir de son vivant).

S'en suit une enquête dans un pays qui semble être la Palestine, mais on ne sait pas trop, les noms de villes sont imaginaires. En tout cas un pays en état de guerre plus ou moins permanente visiblement.

Et puis je ne peux pas raconter la suite parce que sinon ça pourrait vous gâcher le plaisir.

En tout cas, même si j'ai trouvé le dénouement un peu bizarre (osé?), j'ai vraiment beaucoup aimé le film. Et je vous le conseille évidement.

A noter que ce film est tiré d'une pièce de théâtre, ce qui est assez rare pour être souligné. M.